La principale coalition de l’opposition au Tchad, Wakit Tama, est de nouveau frappée par la justice. Son coordonnateur, l’avocat Max Loalngar, a été inculpé et incarcéré, faisant monter désormais à 6 le nombre de leaders de la plateforme qui se trouvent derrière les barreaux pour trouble à l’ordre public.
«Me Max Loalngar, coordinateur de Wakit Tamma est inculpé pour les mêmes motifs que les cinq autres et mis sous mandat de dépôt et déféré à la maison d’arrêt de Klessoum», a laissé entendre le procureur de la République près du tribunal de grande instance de N’Djamena, Moussa Wade Djibrine. Leur procès est fixé au 6 juin prochain.
Wakit Tama avait organisé, samedi 14 mai, une manifestation contre la France, l’accusant de soutenir la junte militaire qui s’était accaparée le pouvoir après le décès du maréchal Idriss Déby Itno en avril 2021.
Trois jours plus tard, cinq responsables de la coalition ont été mis sous mandat de dépôt et incarcéré, pour «attroupement ayant causé des troubles à l’ordre public, atteinte à l’intégrité corporelle de personnes, incendie et destruction de biens».
Des «actes de vandalisme» auraient été entre autres commis, selon les autorités lors de la manifestation. Mais pour la coalition, ces actes auraient eu lieu après la marche ; elle refuse ainsi d’en être responsable.
La plateforme accuse d’ailleurs la police de ne pas être intervenue pendant la vandalisation des stations du groupe français Total, intervenue après la manifestation. Cette passivité de la part des policiers aurait pour objectif de faire porter la responsabilité sur la coalition, soupçonne-t-elle.
Entre temps, Waki Tama n’entend pas baisser les bras, mais compte poursuivre ses protestations contre la politique française au Tchad.
By OMA Newsletter N° 711 du 20/05/2022
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