Le couple royal Belge est arrivé à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), ce mardi 7 juin dans l’après-midi, accueilli à l’aéroport international de N’Djili par le président congolais Felix Tshisekedi et son épouse Denise, ainsi que d’autres hautes personnalités politiques mobilisées pour la circonstance.
Il s’agit du premier voyage du roi Philippe dans ce pays d’Afrique centrale, ancienne colonie belge, qui intervient douze ans après la dernière visite d’un souverain belge, Albert II, en 2010.
Le couple royal, accompagné d’une grande délégation gouvernementale, séjournera six jours en RDC. Après la capitale Kinshasa, il devrait se rendre dans deux autres villes, notamment Lubumbashi et Bukavu.
Le roi Philippe, qui a accédé au trône en 2013, a répondu à l’invitation de Tshisekedi, sur fond de réconciliation entre les deux pays. Il avait regretté, il y a deux ans, les actes de violence et de cruauté ?commis à l’époque où son ancêtre le roi Léopold II avait fait du Congo sa propriété personnelle (1885-1908).
Dans une lettre adressée au dirigeant congolais, le souverain Philippe avait exprimé ses «plus profonds regrets» ?pour les «blessures, les souffrances et les humiliations» ?de la colonisation belge. Un geste fort qualifié d’historique par plusieurs.
Aussi, les relations entre Kinshasa et Bruxelles étaient particulièrement tendues pendant la fin de la présidence de Joseph Kabila (2001-2018), les autorités au pouvoir en RDC n’ayant pas approuvé les propos tenus par leurs homologues belges accusant Kabila de s’être maintenu au pouvoir après son deuxième mandat, en violation de la Constitution congolaise.
Le roi Philippe et le président Tshisekedi souhaitent donc assainir le passé colonial pour repartir sur des bases saines, et réchauffer les relations entre leurs pays.
By OMA Newsletter N° 732 du 07/06/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
L’OMA, ONG à vocation Intercontinentale
Pour le développement des échanges culturels
La valorisation des potentialités humaines
La promotion et la consolidation du développement de l’Afrique, et
L’intégration interafricaine







