
L’armée burkinabè a reconnu, mercredi 4 août, avoir tué des civils alors qu’elle menait des opérations, lundi 1er août dans l’Est du pays, contre des groupes terroristes qui multiplient des attaques meurtrières.
Le communiqué publié par l’état-major de l’armée, à ce sujet, évoque «des actions de ciblage visant des groupes terroristes responsables de plusieurs exactions (qui) ont été effectuées dans plusieurs localités (Djamanga, Djabiga, Mandéni, Bounou, Obiagou, Pognoa-Sankoado) de la région de l’Est».
«Au cours de ces opérations qui ont permis de neutraliser plusieurs dizaines de terroristes, les frappes ont malencontreusement causé des victimes collatérales au sein des populations civiles», reconnait l’armée.
Les civils touchés «se trouvaient à proximité d’un repaire terroriste sur l’axe Kompienga-Pognoa» ; ils «ont malheureusement été mortellement atteintes par des projectiles », déplore le communiqué qui ne donne aucun détail sur le nombre de victimes.
Pour les populations locales, une trentaine de personnes, majoritairement des femmes, auraient succombé sous les frappes de l’armée.
L’armée semble insinuer que cet incident se serait produit parce que les populations n’ont pas complètement suivi les instructions qui leur ont été données avant les opérations de traque des groupes armés. Deux semaines auraient été accordées aux citoyens pour libérer les zones d’intérêt militaire.
Qu’à cela ne tienne, l’armée s’est dite disposée à collaborer pleinement avec les services compétents et les populations pour faire toute la lumière sur cet incident malheureux et situer les responsabilités. Elle a présenté ses condoléances aux familles des victimes.
By OMA Newsletter N° 808 du 04/08/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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