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Barrage de la renaissance : la réunion tripartite à Kinshasa s’achève sans accord

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Les trois jours de négociations, du 04 au 06 avril, organisés à Kinshasa, la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), présentés par le président congolais, Félix Tshisekedi, comme une nouvelle dynamique pour sortir de l’impasse autour du Grand Barrage de la Renaissance (GERD), n’ont pas donné les résultats escomptés.

L’Egypte, le soudan et l’Ethiopie ne sont pas parvenus à trouver un terrain d’entente. La conférence s’est achevée sans une feuille de route pour la suite des pourparlers, ni une cérémonie de clôture des négociations.

Le Caire et Khartoum ont accusé Addis-Abeba de rejeter toutes les propositions susceptibles de faire évoluer le dossier. Une des suggestions, faite par le Soudan et approuvée par l’Egypte, est la création d’un comité international quadripartite dirigé par l’Union africaine afin de participer à la résolution du conflit et aboutir à un accord qui tient compte des intérêts de chaque pays concerné.

Selon le porte-parole du ministère égyptien des Affaires étrangères, Ahmed Hafez, la délégation éthiopienne a fait preuve d’un maque de «volonté politique de reprendre des négociations de bonne foi».

Lors de son discours d’ouverture de la réunion, Félix Tshisekedi, président en exercice de l’Union africaine, a estimé que «les divergences autour du Grand Barrage éthiopien de la Renaissance ne doivent pas être regardées comme une fatalité».

A la fin de la conférence, un officiel congolais a considéré, en dépit des divergences qui existent encore, que les échanges ont permis malgré tout de poser les «premiers pas» vers un consensus. «Nous avons mené des échanges de façon à ce qu’on fasse les premiers pas, sur lesquels le président Tshisekedi va bâtir les alternatives et les approches du travail », a-t-il indiqué, ajoutant que «nous formons l’espoir que c’est une bonne base».

Le projet du GERD sur le Nil provoque des polémiques depuis qu’il a été mis en place par Addis-Abeba en 2011. L’Egypte et le Soudan soutiennent qu’il aura des retombées néfastes sur leur approvisionnement en eau et exigent au préalable un accord sur le remplissage et l’exploitation du barrage.

By OMA Newsletter N° 220 du 07/04/2021

L’OMA, ONG à vocation Intercontinentale
Pour le développement des échanges culturels
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La promotion et la consolidation de l’intégration interafricaine

Mots clés Grand Barrage de la renaissance, Kinshasa, Félix Tshisekedi
Pays : Egypte, Soudan, Ethiopie
Position géographique : Afrique de l’Est, Afrique du Nord

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