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Côte d’Ivoire : Simone Gbagbo lance son parti politique

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L’ancienne première dame de Côte d’Ivoire, Simone Gbagbo, 73 ans, est désormais à la tête d’un parti politique, suite à son élection, au poste de présidente du Mouvement des générations capables (MGC), ce samedi lors d’une assemblée générale extraordinaire du parti.

Cette rencontre qui a commencé hier a d’abord enregistré la transformation du MGC, créé en septembre 2021 par Simone Gbagbo, de l’association en parti politique. «Nous y sommes, notre parti politique est désormais dans la place», s’est-elle félicitée dans son discours tenu à la fin de l’Assemblée, précisant que la formation politique a comme devise «Audace, solidarité, souveraineté».

La naissance du MGC en tant que parti politique intervient alors que les élections locales sont prévues pour 2023 et la présidentielle en 2025.

Il est sans nul doute que l’ex-première dame, surnommée «la Dame de fer», veut se lancer donc dans une nouvelle bataille, après celle menée pendant des années aux côtés de l’ex-président Laurent Gbagbo avec qui elle est en instance de divorce.

Simone et Laurent Gbagbo avaient eu des soucis avec la justice ivoirienne après la crise post-électorale de 2010-2011 qui avait fait 3000 morts. L’ex-première dame avait été condamnée en 2015 à 20 ans de prison pour «atteinte à la sûreté de l’Etat», mais elle avait bénéficié en 2018 d’une loi d’amnistie, au nom de la «réconciliation nationale» prônée par le président Alassane Ouattara.

De son côté, Laurent Gbagbo, avait écopé de 20 ans de prison, décidée par la justice de son pays, pour le «braquage» de la Banque centrale ouest-africaine, alors qu’il était entre les mains de la Cour pénale internationale (CPI), poursuivi pour crimes contre l’humanité. Il a été acquitté par la CPI en mars 2021 et a rejoint, trois mois plus tard la Côte d’Ivoire.

A peine rentré dans son pays, il a demandé le divorce d’avec Simone. Laurent Gbagbo a aussi créé, entre temps, son parti politique baptisé le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI).

Alors que l’ex-chef d’Etat n’a jamais été interpellé par la justice ivoirienne après son retour à Abidjan, le président Alassane Ouattara lui a accordé, au début de ce mois, sa grâce «dans le souci de renforcer la cohésion sociale». Mais Laurent Gbagbo et sa formation politique ont jugé cette grâce présidentielle d’insuffisante parce qu’elle n’efface pas la peine et ne lui permettra pas ainsi de se présenter à la prochaine présidentielle.

By OMA Newsletter N° 829 du 20/08/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani

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