Huit personnalités supplémentaires en République démocratique du Congo (RDC) font désormais l’objet de mesures restrictives européennes, selon une annonce faite, jeudi dans un communiqué, par le Conseil de l’Union européenne (UE).
«Le Conseil a décidé aujourd’hui d’ajouter huit personnes à la liste des personnes faisant l’objet de mesures restrictives en raison de la situation en République démocratique du Congo (RDC). Les mesures restrictives existantes ont été prorogées pour une durée d’un an», affirme le communiqué.
Parmi les huit personnes figurent cinq membres de différents groupes armés, à savoir Willy Ngoma, porte-parole du mouvement du 23 Mars (M23), Ruvugayimikore Protogène, leader des Forces démocratiques de libération du Rwanda–Forces Combattantes Abacunguzi (FDLR-FOCA), Meddie Nkalubo des Forces démocratiques alliées (ADF), Désiré Londroma Ndjukpa du groupe Coopérative pour le développement du Congo-Union des révolutionnaires pour la défense du peuple congolais (groupe Codeco-URDPC) et William Yakutumba de la Coalition nationale du peuple pour la souveraineté du Congo (CNPSC).
Les trois autres sont l’ancien ministre congolais du Développement rural, Justin Bitakwira, le colonel Joseph Nganzo Olikwa, encore en fonction dans l’armée congolaise, ainsi qu’un homme d’affaires belge, Alain Goetz, patron d’une société qui «reçoit, achète, raffine et commercialise de l’or illicite provenant de mines en RDC contrôlées par des groupes armés».
«La plupart d’entre eux sont responsables de commettre de graves violations des droits de l’homme et atteintes à ces droits, ainsi que d’entretenir le conflit armé en RDC. D’autres personnes ont été inscrites sur la liste pour des raisons d’incitation à la violence et d’instrumentalisation du conflit, en se livrant à l’exploitation et au commerce illicites de ressources naturelles», poursuit le communiqué.
Le document précise également qu’au total, 17 personnes font désormais l’objet de mesures restrictives de l’UE, qui ont été prorogées jusqu’au 12 décembre 2023 et consistent en une interdiction de pénétrer sur le territoire de l’UE et un gel des avoirs. Aussi, il est interdit aux citoyens et aux entreprises de l’UE de mettre des fonds à la disposition des personnes inscrites sur la liste.
Le Conseil fait savoir que sa décision s’inscrit dans le cadre d’une approche intégrée de l’UE visant à soutenir les efforts déployés par les autorités de la RDC pour instaurer une paix durable et stabiliser la partie est du pays. Elle témoignerait du rôle actif que l’UE joue en faveur de la région des Grands Lacs, en vue de contribuer à lutter contre les causes profondes de l’insécurité et de les transformer en possibilités pour les pays de la région et leurs populations.
Enfin, le Conseil promet de poursuivre sa démarche de suivre de près la situation dans le pays et d’envisager, éventuellement, d’autres mesures restrictives en fonction de l’évolution de la situation.
By OMA Newsletter N° 971 du 09/12/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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