La Banque Africaine de Développement (BAD) a annoncé, ce jeudi 16 février dans un communiqué, sa prise de participation de 10,5 millions de dollars américains au Fonds pour la technologie et l’innovation dans les pays en développement, TIDE Africa.
L’objectif de ce projet baptisé «Fonds Tide Africa II de TLCOM» est d’appuyer la chaîne de valeur du financement par capital-risque, en particulier les startups en phase de pré-amorçage et d’amorçage (un segment qui bénéficiera de 75 % des actifs du fonds).
Il s’agira de fournir des financements à long terme sous forme de prise de participations par le biais d’actions privilégiées à des startups se trouvant à tous les stades de leur croissance, mais surtout en commençant par le capital d’amorçage.
Le communiqué souligne que le fonds couvrira les pays d’Afrique subsaharienne (à commencer par le Nigeria et le Kenya) ainsi que l’Afrique du Sud et l’Egypte. La priorité accordée à ces pays est justifiée par le fait que ces marchés sont les plus avancés en termes de technologie sur le continent, offrant ainsi d’énormes possibilités, depuis la phase d’amorçage jusqu’à la phase de croissance.
En termes de résultats attendus, il est indiqué que TIDE II créera environ 4384 emplois au niveau des sous-projets et générera 904 millions de dollars de recettes fiscales au profit des gouvernements africains sur la période de 2023 à 2032.
Le fonds devrait également générer des avantages supplémentaires pour les ménages, tels qu’un accès accru aux biens et services dans ces secteurs, avec des impacts positifs potentiels sur la qualité de vie des consommateurs.
Le nombre d’emplois supplémentaires qui devraient revenir aux femmes au niveau des entreprises bénéficiaires est estimé à 1 438, ce qui correspond à 32,8 % de la création totale d’emplois supplémentaires.
Le communiqué précise que le bénéficiaire de la prise de participation est le Fonds TIDE Africa, géré par la société TLcom Capital LLP, une entreprise à responsabilité limitée constituée au Royaume-Uni.
La BAD rappelle que le continent africain abrite un «marché des technologies» à croissance rapide, avec de nombreuses startups opérant en tant qu’entreprises de technologie financière ou proposant des solutions basées sur les technologies à d’autres secteurs «réels». Investir dans des fonds de capital-risque tels que TIDE Africa II permettra de soutenir davantage d’entreprises qui ont un impact positif sur la vie des populations et favorisent l’optimisation et la croissance au profit des consommateurs, des fournisseurs et des marchés, soutient-elle.
By OMA Newsletter N° 1050 du 16/02/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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