Le fils du chef de l’Etat ougandais, Muhoozi Kainerugaba, a annoncé, mercredi 15 mars sur Twitter, sa décision de se lancer dans la course à la magistrature suprême en 2026, avant de retirer son message le lendemain, sans explications.
«Au nom de Jésus-Christ mon Dieu, au nom de tous les jeunes d’Ouganda et du monde et au nom de notre grande révolution, je me présenterai à la présidence en 2026», a-t-il écrit. Mais ce message a disparu jeudi des réseaux sociaux.
Ce n’est pas une première pour ce fis unique de Yoweri Museveni de poster des messages qui provoquent des polémiques dans le pays. Kainerugaba avait pourtant assuré en 2013 qu’il ne serait pas candidat pour remplacer son père, étant donné que «l’Ouganda n’est pas une monarchie».
Par ailleurs, Kainerugaba a écrit un autre message, toujours par rapport à la présidentielle, qui lui n’a pas été effacé. «Combien sont d’accord avec moi pour dire que notre heure est venue? Assez des personnes âgées qui nous gouvernent. Nous dominent. Il est temps que notre génération brille. Retweetez et aimez», a-t-il aussi écrit.
Bon gré, mal gré, cette déclaration touche entre autres son père septuagénaire qui dirige l’Ouganda d’une main de fer depuis 1986 et qui pourrait également être candidat à sa propre succession en 2026.
C’est en raison de ses tweets polémiques que Kainerugaba avait été démis, début octobre passé, de son poste de commandant des forces terrestres ougandaises, par son père. Il avait notamment menacé d’envahir le Kenya, avant de présenter ses excuses quelques jours plus tard auprès du président kényan William Ruto.
By OMA Newsletter N° 1094 du 17/03/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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