Le principal parti d’opposition du Burundi, le Conseil national pour la liberté (CNL) d’Agathon Rwasa, a été suspendu par les autorités pour des raisons d’«irrégularités» par rapport aux statuts du parti, lesquelles ont été enregistrées lors de ses deux derniers congrès.
Ces deux moments étaient marqués par l’éviction du bureau politique de huit cadres opposés au leader du parti. Les responsables mis à l’écart avaient saisi le ministre de l’Intérieur, Martin Niteretse, qui avait dénoncé, fin mai, les initiatives prises à leur encontre.
Le ministre a adressé un courrier à Agathon Rwasa, rendu public ce mardi, dans lequel il souligne que «toutes les activités organisées par les organes irrégulièrement mis en place sont suspendues à travers le pays», et que «seules les réunions organisées dans le but de dénouer les tensions au sein du parti sont autorisées».
En réaction à ces mesures gouvernementales, le SG du parti, Simon Bizimungu, a dénoncé «une violation grave de la Constitution et de la loi sur les partis politiques qui interdit (…) toute ingérence des pouvoirs publics dans le fonctionnement des partis», ainsi qu’une «tentative de déstabiliser et d’affaiblir le CNL» avant les législatives de 2025.
Selon lui, il n’existe pas «de tensions ni de contestation au sein du CNL. C’est juste un petit groupe de huit personnes contestataires qui n’a aucun poids, sauf le soutien des pouvoirs publics».
Agathon Rwasa était candidat au scrutin présidentiel de 2020 remporté par Évariste Ndayishimiye.
By OMA Newsletter N° 1205 du 07/06/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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