Des militaires nigériens ont perpétré, mercredi 27 juillet, un coup d’Etat, renversant le président Mohamed Bazoum qui a été démocratiquement élu en février 2021.
Dans leur discours de circonstance passé à la télévision nationale, les putschistes ont annoncé plusieurs mesures dont la fermeture des frontières jusqu’à la stabilisation de la situation.
«Nous, Forces de défense et de sécurité (FDS), réunis au sein du Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP), avons décidé de mettre fin au régime que vous connaissez», a déclaré le colonel-major Amadou Abdramane, entouré de quelques soldats en tenue militaire.
«Cela fait suite à la dégradation continue de la situation sécuritaire, la mauvaise gouvernance économique et sociale», a-t-il expliqué.
Le CNSP tiendra au «respect de tous les engagements souscrits par le Niger» et «au respect de l’intégrité physique et morale des autorités déchues conformément aux principes des droits humains», a affirmé le colonel-major comme pour rassurer la communauté nationale et internationale.
Abdramane a annoncé, par la même occasion, la suspension de «toutes les institutions issues de la 7ème République», la fermeture des «frontières terrestres et aériennes» jusqu’à ce que la situation soit stabilisée, et «un couvre-feu» sur tout le territoire national, à compter du mercredi «jusqu’à nouvel ordre». Les secrétaires généraux des ministères sont appelés à expédier les affaires courantes.
Certains observateurs estiment que, par ce coup d’Etat, Bazoum serait en train de payer le prix de sa proximité avec la France qui avait redéployé au Niger, l’été dernier, une partie de ses soldats précédemment basés au Mali dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.
Qu’à cela ne tienne, plusieurs capitales et organisations internationales ou régionales ont condamné le coup de force, appelant entre autres à la libération du président élu.
By OMA Newsletter N° 1265 du 27/07/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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