La Cour d’appel de Kigali, au Rwanda, a confirmé, ce lundi 4 avril, la condamnation de l’opposant Paul Rusesabagina à 25 ans de prison pour « terrorisme », rejetant ainsi l’appel du parquet qui préconisait une peine plus lourde.
L’ancien hôtelier et critique du président Paul Kagamé, avait été condamné à 25 ans de prison le 20 septembre dernier en première instance, reconnu coupable « d’avoir fondé et d’appartenir » au Front de libération nationale (FLN), groupe rebelle accusé d’avoir mené des attaques meurtrières au Rwanda entre 2018 et 2019. Mais le parquet qui avait requis contre lui la prison à perpétuité, avait fait appel de ce verdict le 20 octobre.
La Cour d’appel a estimé que « sa peine ne doit pas être alourdie », étant donné qu’il est « un primo-délinquant ». « Les 25 ans qu’il a obtenus sont conformes au poids de ses crimes et le tribunal maintient sa peine », a fait part le juge François Regis Rukundakuvuga.
Paul Rusesabagina était absent à la lecture du jugement, comme avait prévenu sa famille, en janvier, refusant qu’il participe « à la mise en scène de l’appel d’un prisonnier politique ». Ses proches ont toujours démenti les accusations à son encontre et accusent le régime de Kigali de vouloir être derrière ses déboires, pendant que ses avocats dénoncent un procès « politique ».
Rusesabagina, 67 ans, est connu pour avoir permis le sauvetage de plus d’un millier de personnes durant le génocide de 1994. Son histoire a inspiré le film « Hotel Rwanda ».
Son arrestation et son incarcération avait fait réagir la communauté internationale. Pour le Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire, qui avait demandé sa libération immédiate et sans condition, sa détention est « arbitraire ».
By OMA Newsletter N° 653 du 04/03/2022
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