La nouvelle position de l’Espagne en faveur du Maroc sur la question du Sahara continue de susciter de vives réactions en Algérie. La dernière sortie médiatique remonte à samedi 23 avril et concerne le président Abdelmadjid Tebboune qui a jugé le revirement de l’Espagne d’« inacceptable moralement et historiquement ».
A l’occasion d’une interview qu’il a accordée à des médias nationaux, le dirigeant algérien a accusé le chef du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, d’avoir « tout cassé », alors qu’Alger avait de « très solides liens avec l’Etat espagnol ».
Pour rappel, le gouvernement espagnol avait estimé, le 18 mars dernier, que le plan marocain est la « base la plus sérieuse, réaliste et crédible pour la résolution » du conflit au Sahara.
L’Algérie qui soutient le Front Polisario, la rébellion qui réclame un référendum d’autodétermination au Sahara sous l’égide de l’ONU, affiche depuis son opposition, avec des actes à l’appui, comme le rappel de son ambassadeur en Espagne.
Tebboune a rappelé que « L’ONU considère que l’Espagne est la puissance administrante tant qu’il n’y a pas de solution au Sahara occidental ». De ce fait, il a invité ce pays européen à ne pas « renoncer à sa responsabilité historique », mais à « réviser sa position ».
Entre temps, les relations cordiales ont repris entre Madrid et Rabat, depuis que le gouvernement espagnol soutient publiquement la position marocaine. Une Déclaration conjointe adoptée au terme des discussions approfondies entre Sa Majesté le Roi Mohammed VI et Pedro Sanchez, en visite officielle à Rabat le 7 avril dernier, décline une nouvelle feuille de route durable et ambitieuse que les deux pays entendent établir.
By OMA Newsletter N° 682 du 25/04/2022
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