Alors que la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Cédéao) avait donné, le 25 mars dernier, un ultimatum d’un mois à la junte militaire au pouvoir au Burkina Faso pour proposer un calendrier de la transition, le gouvernement burkinabè a fait part ce lundi, de la difficulté d’écourter la transition comme le suggère l’organisation sous-régionale.
« Nous n’allons pas sacrifier nos efforts pour ramener la paix au Burkina Faso en courant derrière un calendrier intangible et dont le délai ne tient pas du tout compte des réalités du terrain », a déclaré le porte-parole du gouvernement, Lionel Bilgo, à l’AFP.
L’insécurité qui règne dans le pays est une des principales raisons qui ne permet pas d’organiser les élections dans un court délai, selon les autorités burkinabè qui veulent d’abord travailler pour la sécurisation du territoire national.
«Est-ce qu’on est capable, aujourd’hui, alors qu’on ne peut pas faire 150 km sur notre territoire, d’organiser des élections dans la paix et la quiétude ? Pourquoi mettre en danger des vies humaines alors que notre priorité principale est de sécuriser le territoire burkinabè ? », s’est interrogé le porte-parole.
La junte, ayant renversé le régime de Roch Marc Christian Kaboré en janvier dernier, avait déjà annoncé une transition de trois ans avant un retour à l’ordre constitutionnel. Lionel Bilgo a rappelé qu’il s’agit là d’un « calendrier réfléchi et qui tient compte (…) du défi majeur » du « rétablissement de la sécurité ».
Le gouvernement burkinabè veut en même temps rassurer l’organisation sous-régionale de sa bonne volonté de collaborer avec elle. Par la voix de Bilgo, il se dit disposer d’organiser les élections avant trois ans, si toutefois la question de la sécurité est résolue avant ce délai.
La balle revient maintenant dans le camp de la Cédéao qui avait déjà brandi la menace des sanctions économiques et financières.
By OMA Newsletter N° 683 du 25/04/2022
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