Le Secrétaire général des Nations Unies,António Guterres, a fermement condamné mardi l’attaque contre des Casques bleus de la Mission de l’ONU en République démocratique du Congo (Monusco) survenue le 26 juillet à Butembo, dans la province du Nord-Kivu, dans l’Est du pays.
Un Casque bleu marocain et deux policiers indiens avaient été tués par des manifestants qui réclamaient le départ de la Monusco de la République démocratique du Congo (RDC). Selon la mission onusienne dans ce pays, «des assaillants ont violemment arraché des armes à des éléments de la Police nationale congolaise et tiré à bout portant sur nos forces de maintien de la paix».
Guterres a aussi condamné les violences ayant visé, le 25 juillet, plusieurs bases de l’ONU à Goma, dans la province du Nord-Kivu, «au cours desquelles des individus et des groupes sont entrés de force dans les bases et se sont livrés au pillage et à la destruction des biens des Nations Unies, tout en pillant et en incendiant des résidences du personnel des Nations Unies».
Rappelant que «toute attaque dirigée contre les Casques bleus des Nations Unies peut constituer un crime de guerre», le chef de l’ONU a appelé «les autorités congolaises à enquêter sur ces incidents et à traduire rapidement les responsables en justice», tout en assurant sur l’engagement de l’ONU à travailler avec Kinshasa à ce sujet.
Nombreux Congolais ne veulent plus de la Monusco, présente depuis trois décennies dans le pays, estimant qu’elle ne répond pas à ses obligations.
Mais la cheffe de la mission a eu à rappeler que «la Monusco est mandatée par le Conseil de sécurité pour accompagner les autorités à protéger les civils. Elle se tient aux côtés des populations et appuie les forces de défense et de sécurité nationales dans leur lutte contre les groupes armés. La Mission appuie aussi les autorités congolaises dans leurs efforts qui visent à restaurer l’autorité de l’Etat».
By OMA Newsletter N° 798 du 28/07/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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