Le président ivoirien, Alassane Ouattara, a gracié, samedi 6 juillet, son prédécesseur Laurent Gbagbo, qui était le coup d’une condamnation à 20 ans de prison, en Côte d’Ivoire, pour «le braquage» de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) pendant la crise postélectorale de 2010-2011.
«Dans le souci de renforcer la cohésion sociale, j’ai signé un décret accordant la grâce présidentielle à M. Laurent Gbagbo», a-t-il affirmé dans son discours qu’il a prononcé lors du 62e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire.
Ouattara a également annoncé avoir demandé «qu’il soit procédé au dégel de ses comptes et au paiement de ses arriérés de rentes viagères».
Quoi que condamné par la justice ivoirienne, Gbagbo n’a jamais été interpellé depuis son retour en Côte d’Ivoire en juin 2021. Détenu à la Cour pénale internationale (CPI), il avait été acquitté en mars 2021, de crimes contre l’humanité commis pendant la crise postélectorale qui s’était soldée par 3000 morts.
En attendant que l’ancien président s’exprime éventuellement sur la grâce présidentielle dont il a bénéficié, il y a lieu de supposer que cette mesure, différente de la loi d’amnistie, pourrait ne pas répondre à ses attentes, dans la mesure où elle ne garantit pas sa candidature à la prochaine présidentielle de 2025.
Or, si Gbagbo a créé son parti politique, le Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), ses ambitions présidentielles ne font aucun doute.
By OMA Newsletter N° 811 du 08/08/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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