Le président Évariste Ndayishimiye a remplacé ce mercredi le Premier ministre Alain-Guillaume Bunyoni, son ancien compagnon de maquis, après des accusations de tentatives de putsch.
Il est passé par l’Assemblée nationale qui, saisie en urgence, a élu à l’unanimité, par un vote à mains levées, le général Gervais Ndirakobuca comme nouveau Premier ministre.
Ndirakobuca, jusqu’ici ministre de l’Intérieur, de la sécurité publique et du développement communautaire, était l’unique candidat proposé par le président Ndayishimiye.
Le limogeage du général Alain Guillaume Bunyoni, l’un des hommes les plus puissants du pays, n’est pas en soi une surprise. En effet, des Burundais s’attendaient, dans une certaine mesure, à des actions fortes de la part du chef de l’Etat qui a dénoncé, il y a quelques jours, des manigances menées par certains de ses proches à son encontre.
Dans un discours prononcé devant les magistrats le week-end dernier, il s’en est pris à ceux qui seraient motivés par des ambitions de coup d’Etat, se croyant «tout-puissants». «Je peux vous l’assurer, il n’y aura plus de coup d’État au Burundi ! Il n’y aura plus de guerre, Dieu en est témoin», a-t-il indiqué.
Pour plusieurs observateurs, le discours du président visait, sans nul doute, son Premier ministre Alain-Guillaume Bunyoni.
By OMA Newsletter N° 847 du 07/09/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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