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La BAD élargi le champ d’action du Fonds pour les changements climatiques en Afrique

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Le groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a modifié l’accord multidonateurs relatif au Fonds pour les changements climatiques en Afrique (FCCA) pour en élargir le champ d’action et en renforcer la rapidité de réaction, rapporte la banque dans un communiqué publié lundi 31 octobre sur son site.

La décision a été prise le 21 octobre 2022, à Abidjan, par son Conseil d’administration. Ces modifications «vont permettre à la Banque de soutenir les ambitions accrues des parties exprimées dans le Pacte de Glasgow pour le climat et les négociations en cours dans le cadre de l’Accord de Paris et des Conventions sur la diversité biologique et la lutte contre la désertification», explique le directeur par intérim du Département du changement climatique et de la croissance verte à la BAD, Al Hamndou Dorsouma, cité dans le document.

«Elles s’alignent également sur la politique de la Banque en matière de fonds fiduciaires et sur sa politique en matière de changement et d’adaptation climatiques et de croissance verte», poursuit-t-il.

Selon le communiqué, les modifications élargissent et renforcent les objectifs du Fonds, ainsi que ses bénéficiaires. Désormais, outre les gouvernements africains, des organisations non gouvernementales, des communautés locales, des fonds, des instituts de recherche et des institutions régionales, ainsi que des entreprises privées peuvent bénéficier de dons du Fonds. Des dons peuvent être accordés à des opérateurs du secteur privé lorsque les projets ont valeur d’exemplarité ou lorsque, par exemple, les activités sont inédites, semi-commerciales et nécessitent un travail de développement important.

Parmi les domaines d’intervention, figurent la préparation aux financements climatiques, l’intégration du changement climatique et de la croissance verte, la préparation et le financement de projets et de programmes d’adaptation et d’atténuation dans le cadre des Contributions déterminées nationales (CDN), le renforcement des capacités et des institutions, la préparation de stratégies et de politiques à faible émission de carbone et résilientes au climat, et le travail d’analyse lié à la finance climatique et à la croissance verte.

Le texte souligne, par ailleurs, que le fonds peut aussi être sollicité dans le cadre d’initiatives découlant des engagements pris dans le cadre de l’Accord de Paris, du Pacte de Glasgow pour le climat ou d’autres résultant de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, de la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification et de la Convention des Nations unies sur la diversité biologique, lorsqu’il s’agit d’adaptation au climat et d’atténuation de ses effets.

Toutes ces modifications vont permettre au Fonds d’aider la Banque à mettre en œuvre sa politique, sa stratégie et son plan d’action en matière de lutte contre le changement climatique et de croissance verte. Elle dénote de l’importance accrue accordée au financement du climat et des engagements conclus lors de la COP26.

Le Fonds pour les changements climatiques en Afrique a été créé en avril 2014 pour aider les pays africains à renforcer leur résilience aux effets négatifs du changement climatique et à opérer une transition vers une croissance durable à faible émission de carbone.

By OMA Newsletter N° 921 du 01/11/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani

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