Les ennuis avec la justice se multiplient pour l’ex-chef d’Etat guinéen, Alpha Condé, ainsi que 187 de ses anciens collaborateurs.
Après l’ordre du ministre de la Justice Alphonse, Charles Wright, le 3 novembre dernier, d’engager des poursuites judiciaires contre ces 188 personnalités «pour des faits présumés de corruption, enrichissement illicite, blanchiment d’argent, faux et usage de faux en écriture publique, détournement de deniers publics et complicité», place à la justice d’entrer en action.
En effet, le parquet général près la Cour d’appel de Conakry, a annoncé, jeudi, avoir instruit le procureur de la République près le tribunal de première instance de Kaloum (Conakry) «d’engager sans délai, des poursuites judiciaires par la saisine d’une unité de police judiciaire spécialisée en enquêtes financières pour des fins d’enquêtes et de procéder au gel des comptes bancaires» de ces personnes visées.
La justice a également instruit «de procéder sans délai et par voie de réquisitions adressées à la police des frontières, d’une interdiction de sortie du territoire national à toutes les personnes mises en cause dans la présente procédure et également d’entreprendre des mesures conservatoires sur tous leurs avoirs» dans le pays.
Les militaires au pouvoir, depuis le renversement du régime de Condé en septembre 2021, ont fait de la lutte contre la corruption, réputée endémique sur le territoire national, l’un de leurs grands combats.
Alpha Condé, 84 ans, était déjà mis en cause en mai pour des faits présumés d’assassinats, actes de torture, enlèvements et viols. La justice avait agi à la suite d’une action engagée par le Front national de défense de la Constitution (FNDC).
By OMA Newsletter N° 934 du 10/11/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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