Alors que la justice malienne a condamné, vendredi 30 décembre, les 46 militaires ivoiriens détenus depuis juillet passé à Bamako, à 20 ans de réclusion criminelle, le président ivoirien, Alassane Ouattara a assuré que ces soldats seront bientôt de retour dans leur pays.
«Mes pensées vont particulièrement à l’endroit de nos soldats détenus au Mali depuis le 10 juillet 2022. Grâce aux actions diplomatiques entreprises avec l’appui de dirigeants de plusieurs pays amis, notamment le président de la République togolaise, Son Excellence Monsieur Faure Essozimna Gnassingbé, trois soldats femmes ont été libérés en septembre dernier. Les 46 autres soldats regagneront bientôt le sol ivoirien”, a déclaré le président Alassane Ouattara lors de son adresse à la nation, à l’occasion du nouvel an.
Le Mali avait qualifié les 46 soldats concernés de «mercenaires», parce qu’ils avaient débarqué à l’aéroport de Bamako sans ordre de mission et se seraient présentés, selon les autorités maliennes, sous de fausses identités. Cet incident a brouillé les relations diplomatiques entre Abidjan et Bamako. Mais le 22 décembre dernier, un accord a été conclu entre les deux parties pour la libération des 46 militaires.
La condamnation à 20 ans de réclusion criminelle, prononcée par la Cour d’Appel de Bamako après deux jours d’audience, s’accompagne d’une amende de 2 millions de francs CFA (plus de 3 milles dollars) chacun. Les militaires ont été déclarés coupables d’ «attentat et complot contre le gouvernement», «atteinte à la sûreté extérieure de l’Etat», «détention, port et transport d’armes et de munitions de guerre (…) ayant pour but de troubler l’ordre public par l’intimidation ou la terreur».
La Cour a condamné également par contumace les trois femmes qui appartenaient à ce groupe de militaires et qui avaient été remises en liberté en septembre, à la peine de mort et à une amende de dix millions (environs 16 milles dollars) d’amende chacune, et ce pour les mêmes présumées infractions.
Les chefs d’Etat ouest-africains avaient fixé un ultimatum à la junte militaire au pouvoir au Mali pour libérer les 46 soldats avant le 1er janvier 2023, mais la justice malienne les a condamnés avant la fin de l’échéance.
Selon certains observateurs, la possibilité pour la libération des 46 militaires n’est pas définitivement écartée parce que ces derniers peuvent bénéficier d’une grâce présidentielle au Mali.
By OMA Newsletter N° 1001 du 02/01/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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