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La CEDEAO s’oppose au projet de fédération Mali-Guinée-Burkina Faso

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La Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) a rejeté catégoriquement le projet de création d’une fédération entre le Mali, la Guinée et le Burkina Faso, trois pays actuellement dirigés par des juntes militaires issues des coups d’Etat.

Cette «fédération ne se fera pas (…) Nous sommes à 15 et nous le resterons», a laissé entendre le deuxième vice-président du Parlement de la CEDEAO, Sani Malam Chaibou, à travers une vidéo enregistrée le 10 février et diffusée sur les réseaux sociaux.

Quinze est le nombre de pays membres de l’organisation ouest-africaine créée en en 1975. Le nigérien Chaibou estime l’initiative des trois Etats révèle «un problème de concertation, de consultation et de compréhension».

Le projet d’une fédération a été évoqué la première fois par le Premier ministre burkinabé, Apollinaire Joachim Kyélem de Tambèla, lors de sa visite au Mali, fin janvier dernier, pendant laquelle il a affirmé que les trois pays «doivent impérativement aller vers le fédéralisme» pour répondre aux aspirations de leurs peuples.

L’idée de cette fédération a été réitérée le 9 février dernier, au cours d’un mini-sommet tenu à Ouagadougou par les chefs de diplomatie des trois pays, Le malien Abdoulaye Diop, le guinéen Morissanda Kouyaté et la burkinabè Olivia Rouamba.

A ce rendez-vous placé «dans le cadre des consultations politiques sur des sujets d’intérêt commun», le chef du gouvernement burkinabé a recommandé aux ministres des Affaires étrangères concernés de «se mettre au travail» afin de «voir comment réaliser ce désir de nos populations».

Les trois pays ne peuvent pas prétendre diriger leurs populations «sans connaitre leurs aspirations et sans prendre le risque pour les réaliser. Il nous faut forcément aller de l’avant vers l’intégration», a-t-il insisté, soulignant aussi la possibilité de voir d’autres pays rejoindre l’initiative.

Pour le chef du gouvernement burkinabè, la première action à mener dans le cadre de cette fédération devrait être la réalisation du chemin de fer Ouagadougou-Bamako-Conakry.

Réagissant à l’opposition de la CEDEAO au projet, Kyélem de Tambela a fait savoir que les trois pays «peuvent vivre sans la CEDEAO» et que l’organisation régionale «veut nous empêcher de nous réaliser, nous mènerons notre chemin».

Le Mali, la Guinée et le Burkina Faso ont été suspendus des instances de décision de l’organisation régionale, suite aux putschs. Leurs dirigeants réclament la levée de ces suspensions, aussi bien au niveau de la CEDEAO qu’au sein de l’Union africaine.

By OMA Newsletter N° 1048 du 15/02/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani

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