L’ONUSIDA a souligné, mercredi, la nécessité de supprimer les lois qui criminalisent les personnes vivant avec le VIH et les communautés les plus exposées aux risques d’infection à VIH, à l’occasion de la Journée zéro discrimination 2023 organisée le 1er mars.
«Sauvons des vies : décriminalisons», tel est le thème choisi pour cette année et qui veut mettre en avant l’impact positif sur la santé et l’existence des personnes lorsque les lois discriminatoires et punitives sont supprimées.
L’organe onusien rappelle qu’en 2021, l’humanité s’est fixé des objectifs ambitieux pour réformer les lois afin de supprimer les dispositions pénales qui nuisent à la riposte au VIH et laissent les populations clés de côté.
Reconnaissant que la décriminalisation est un élément essentiel de la riposte, les pays se sont engagés à ce qu’à l’horizon 2025 moins de 10% des pays aient des cadres juridiques et politiques punitifs qui affectent la riposte au VIH, poursuit-il.
D’après la Directrice exécutive de l’ONUSIDA, Winnie Byanyima, «les lois qui criminalisent entravent l’accès à un traitement vital. Elles doivent être supprimées. Les inégalités sociales, résultats de normes sociétales, d’absence d’opportunités à l’école, etc. sont la seule raison pour laquelle des personnes meurent encore du sida», a-t-elle déploré.
Et d’ajouter, «pour moi, le VIH est une maladie, mais c’est avant tout une injustice sociale. Il se nourrit des inégalités de la société. Ces dernières ne peuvent se produire qu’avec un consensus dans la société. Nous avons donc besoin de rallier tout le monde à cette cause».
«Si nous voulons mettre fin au sida comme menace de santé publique d’ici 2030», il y a nécessité de réformer les lois, a-t-elle rappelé.
Selon les chiffres d’ONUSIDA, en 2021, 48 pays imposaient encore des restrictions à l’entrée sur leur territoire pour les personnes séropositives, tandis que 53 pays indiquaient exiger un dépistage du VIH, par exemple avant d’établir un acte de mariage ou pour autoriser l’exercice de certaines professions. 106 pays déclaraient que le consentement des parents est obligatoire pour que les ados puissent faire un dépistage du VIH.
Pour l’organe onusien, ces lois violent les normes internationales en matière de droits humains et stigmatisent et discriminent des populations déjà marginalisées.
La Journée «Zéro discrimination» est l’occasion de s’unir contre la discrimination et de célébrer le droit de chacun à vivre une vie pleine et productive avec dignité, soutient l’ONUSIDA.
La décriminalisation sauve des vies et contribue à accomplir des progrès en vue de mettre fin à la pandémie de sida, toujours selon la même organisation.
By OMA Newsletter N° 1071 du 02/03/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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