La junte au pouvoir à Niamey a décidé de rompre la coopération militaire entre le Niger et le Bénin, pays qu’elle accuse de soutenir une intervention militaire envisagée contre le Niger par la France en collaboration avec certains pays ouest-africains.
«La République du Bénin a autorisé le stationnement des militaires mercenaires et matériels de guerre dans la perspective d’une agression voulue par la France en collaboration avec certains pays de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’ouest (CEDEAO) contre le pays malgré l’accord de coopération militaire du 11 juillet 2022 liant nos deux Etats», déplore un communiqué lu mardi à la télévision publique par le colonel-major Amadou Abdramane, porte-parole du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie (CNSP).
Niamey qui attendait plutôt un quelconque soutien de la part de Porto-Novo, compte tenu de la situation sécuritaire, politique et économique que traverse le Niger, a ainsi résolu de «dénoncer» cet accord militaire «conformément à son article 23 et du préavis de six mois».
Les autorités nigériennes disent avoir rappelé, auparavant, «au respect des obligations dudit accord», et ce «à plusieurs reprises». Elles prévoient désormais adresser une correspondance diplomatique aux autorités béninoises pour leur notifier la nouvelle décision.
Soulignons que l’accord avec le Bénin portait, entre autres, sur l’échange de renseignements et des opérations conjointes entre les armées des deux pays qui font face au terrorisme.
L’intervention militaire contre le Niger est la menace que brandit la CEDEAO, depuis le coup d’Etat militaire du 26 juillet dernier qui a renversé le pouvoir du président Mohamed Bazoum, pour rétablir l’ordre constitutionnel et réinstaurer dans ses fonctions le chef d’Etat déchu.
By OMA Newsletter N° 1318 du 13/09/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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