Les présidents du Mali, du Burkina Faso et du Niger ont signé, samedi 16 septembre, une Charte dénommée «Charte du Liptako-Gourma» et instituant l’Alliance des Etats du Sahel (AES).
L’objectif visé par la charte est «d’établir une architecture de défense collective et d’assistance mutuelle aux parties contractantes» qui prévoient mettre en place, ultérieurement, les «organes nécessaires au fonctionnement et mécanismes subséquents de l’Alliance» et définir «les modalités» de fonctionnement de la structure.
Les gouvernements des trois pays s’engagent «à lutter contre le terrorisme sous toutes ses formes et la criminalité en bande organisée dans l’espace commun de l’Alliance».
Ils sont d’accord pour œuvrer «à la prévention, la gestion et au règlement de toute rébellion armée ou autre menace portant atteinte à l’intégrité du territoire et à la souveraineté de chacun des pays membres de l’Alliance, en privilégiant les voies pacifiques et diplomatiques et, en cas de nécessité, à user de la force pour faire face aux situations de rupture de la paix et de la stabilité».
Les trois pays dirigés par des militaires avertissent que «toute atteinte à la souveraineté et à l’intégrité du territoire d’une ou plusieurs parties contractantes sera considérée comme une agression contre les autres parties et engagera un devoir d’assistance et de secours de toutes les parties, de manière individuelle ou collective, y compris l’emploi de la force armée, pour rétablir et assurer la sécurité au sein de l’espace couvert par l’Alliance».
Pour les signataires de la charte, cette agression comprend «toute attaque contre les Forces de défense et de sécurité de l’une ou plusieurs Parties contractantes, y compris lorsque celles-ci sont déployées à titre national sur un théâtre d’opération en dehors de l’espace de l’Alliance; toute attaque et en tous lieux, contre les navires ou aéronefs de l’une ou plusieurs Parties».
Ces trois pays se sont davantage rapprochés depuis que la Cédéao avait menacé d’intervenir militairement au Niger pour tenter de déloger les putschistes qui avaient renversé le pouvoir du président Mohamed Bazoum, le 26 juillet dernier. Bamako et Ouagadougou avaient alors annoncé qu’une intervention militaire au Niger serait considérée «comme une déclaration de guerre» à leurs deux pays.
By OMA Newsletter N° 1325 du 18/09/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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