L’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne a annoncé, dimanche, dans une Déclaration diffusée sur sa page Facebook, sa décision de ne plus rester à l’extérieur du pays.
«Ici et maintenant, j’annonce qu’à partir d’aujourd’hui, je mets fin à mon exil, car il m’est pénible de vivre loin de ma terre ancestrale et natale d’Afrique», a-t-il affirmé.
L’ancien Premier ministre dit vouloir «vivre dans la quiétude avec ma famille, mes proches et ceux que je chéris le plus», «pouvoir contribuer à la réconciliation des fils et des filles» de son pays et apporter sa «pierre à l’édification de la paix et de la concorde entre les peuples d’Afrique».
Soro qui est resté en exil depuis 2019, pour échapper à son arrestation par les autorités de son pays, entend ne plus continuer dans la même situation, et serait résolu de retourner dans son pays.
Il explique avoir publié sa Déclaration suite à une tentative de kidnapping à l’aéroport international d’Istanbul. «M. Ouattara a tenté de m’arrêter à l’aéroport d’Istanbul et de m’extrader, par la procédure d’urgence, en Côte d’Ivoire le 03 novembre dernier. Ceci n’est pas discutable. Depuis ces cinq longues années, son obsession forcenée à me mettre aux arrêts ne s’est jamais flétrie. Pis, elle s’est aggravée», déplore l’ancien Premier ministre.
Il poursuit en affirmant qu’«après m’avoir fait condamner par une justice émasculée et aux ordres, successivement à 20 ans et à perpétuité, il (Ouattara, ndlr) a entrepris de déclencher contre moi une féroce chasse internationale à l’homme, en dépit des décisions de la Cour Africaine des Droits de l’Homme et des Peuples, qui a annulé toutes les poursuites contre moi, parce qu’elles étaient, vous le savez bien, politiquement motivées».
Soro relate des tentatives d’arrestation et d’extradition qui seraient initiées par l’actuel président ivoirien en France, en Belgique et aux Emirats Arabes Unis, des pays où il s’était au fur et à mesure exilé. «La dernière tentative d’arrestation opérée à Istanbul démontre, si besoin en était, que le seul lieu de repos paisible que me souhaite M. Ouattara est bien le cimetière. Est-ce le lieu auquel on destine son bienfaiteur, celui qu’on affublait du «c’est mon fils»? Non», déclare-t-il.
«Je revendique le droit légitime à la vie. Et je n’irai pas plus loin dans mon exil. Je refuse d’être un fugitif, d’autant plus que, devant Dieu et les hommes, je ne suis coupable d’aucun forfait qui mériterait un tel châtiment», poursuit la Déclaration.
Avant leur rupture en 2019, Soro et Ouattara étaient des alliés. Le premier aurait aidé militairement le second à accéder au pouvoir lors de la crise post-électorale de 2010-2011, face au président sortant Laurent Gbagbo. Soro était le premier chef du gouvernement d’Alassane Ouattara, avant d’accéder au poste de président de l’Assemblée nationale en 2012. Les deux hommes ne se seraient pas entendus par la suite, s’accusant mutuellement.
By OMA Newsletter N° 1397 du 13/11/2023
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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