Le directeur général de l’Office ivoirien de la Propriété intellectuelle (OIPI), Dr Paul Assandé, a expliqué, hier dimanche, le processus qui a abouti, courant juin, à la labélisation de l’attiéké, un produit made in Côte d’Ivoire, au cours d’une interview accordée au Centre d’Information et de Communication gouvernementale (CICG), dont le site du gouvernement fait écho.
Selon Assandé, « la Côte d’Ivoire a décidé de protéger l’appellation Attiéké pour empêcher l’usage abusif qui est fait de ce mot par de nombreux pays à travers le monde. Pas que des pays africains. Des pays, en dehors du continent africain, utilisent ou utiliseraient l’appellation Attiéké pour la commercialisation de leur semoule de manioc ». C’est pour mettre un terme à cette situation que l’Etat ivoirien a fait usage des moyens légaux en enregistrant l’Attiéké en Marque collective.
A la question de savoir en quoi la labellisation de l’Attiéké contribue à la compétitivité de l’économie locale et à la promotion de la destination Côte d’Ivoire, le DG de l’OIPI a fait savoir que, concernant la compétitivité, la Marque collective devrait « booster les ventes sur les marchés internationaux. Donc, ça va renforcer ou améliorer le chiffre d’affaires de tous les acteurs de la chaîne de valeur de l’Attiéké. Donc incidemment, ça aura un impact sur le développement des entreprises, le développement des activités dans ce secteur-là ».
Pour ce qui est du tourisme, a-t-il poursuivi, « tout le monde reconnaît, ou beaucoup de personnes rattachent l’Attiéké à la Côte d’Ivoire. Donc, en labellisant ce met, je pense que ça va davantage attirer des touristes. Tous ceux qui vont venir en Côte d’Ivoire désormais sauront que l’Attiéké qu’ils connaissaient, il y a quelques années, a été labellisé. Donc, il faut davantage en consommer. Et certainement, ça va permettre à notre secteur de tourisme, précisément, les restaurants et autres de réaliser de bonnes affaires. »
Alors que nombreux observateurs pensent que la labellisation profitera davantage aux industriels du secteur Attiéké au détriment particulièrement des petites productrices, Paul Assandé, reconnaissant que « les industriels qui ont de gros moyens vont chercher à capitaliser sur la labellisation », a assuré aussi que ces petites productrices pourront désormais « mettre sur le marché des produits labellisés avec les stickers. Ce qui va leur permettre de vendre mieux et d’avoir un retour consistant pour améliorer leurs conditions de vie. »
Le DG de l’OIPI a précisé aussi que le Certificat d’enregistrement de la Marque collective a été délivré par l’OAPI (Organisation Africaine de la Propriété Intellectuelle) qui regroupe 17 Etats africains partageant la langue française en commun. Par conséquent, la labellisation est, pour l’instant, valable dans ces 17 pays qui regroupent aussi certains Etats de la CEDEAO.
Sur instruction du ministère ivoirien du Commerce et de l’Industrie, les démarches ont été engagées pour étendre la marque au niveau de l’Afrique (dans les pays hors de l’espace OAPI), en Europe et en Amérique, de telle sorte que la Côte d’Ivoire ait la possibilité d’empêcher l’utilisation abusive de l’appellation Attiéké au-delà de l’espace OAPI, a précisé Assandé.
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