Le Premier ministre somalien, Mohamed Hussein Roble, a ordonné, jeudi 7 avril, l’expulsion du représentant de l’Union africaine (UA) dans le pays, Francisco Madeira, en lui donnant 48 heures pour quitter le territoire national.
Ce personnage a été déclaré «persona non grata pour s’être livré à des actes incompatibles avec son statut de représentant de la Commission de l’Union africaine», affirme un communiqué du bureau du Premier ministre, sans préciser la nature de ces actes.
Seulement, cette décision risque de ne pas être exécutée en raison de l’opposition du chef de l’Etat, Mohamed Abdullahi Mohamed, dit Farmajo, qui a qualifié l’expulsion d’«illégale».
Le président « n’a reçu aucune plainte sur une ingérence dans sa souveraineté et n’approuve aucune action illégale contre l’ambassadeur Francisco Madeira », fait part un communiqué de la présidence qui souligne aussi que « Farmajo est le gardien et le garant de la souveraineté du pays».
Comme pour apaiser l’UA, la présidence a chargé le ministre des Affaires étrangères de «transmettre les excuses du gouvernement fédéral » à l’organisation panafricaine « pour la décision illégitime et imprudente d’un service non autorisé» dans ce cadre.
Francisco Madeira échappera-t-il à l’expulsion ? Les prochains jours nous le diront. Pour rappel, son adjoint avait subi ce sort il y a quelques mois plus tôt, toujours pour les manquements par rapport au statut.
Mohamed Hussein Roble et Farmajo se distinguent par leurs discordes sur différents sujets dont celui des élections qui sont à l’origine d’une crise institutionnelle dans le pays. La Somalie peine à organiser la présidentielle, alors que le mandat de Farmajo a pris fin en principe depuis février 2021.
By OMA Newsletter N° 662 du 08/04/2022
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