Deux militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), en état d’ivresse, ont éliminé une quinzaine de personnes en deux jours, dans deux provinces situées à l’Est du pays, théâtre des violences meurtrières de la part des mouvements armés.
La première tuerie a eu lieu dimanche 17 avril en Ituri. Un militaire a tiré sur son chef d’unité et ses deux gardes du corps, alors qu’il était sous l’emprise de l’alcool. Il s’en est pris par la suite à un bus qui passait près du lieu du drame, tuant cinq personnes (des civils) qui étaient à bord, dont deux femmes. Le soldat a été tué à son tour par ses collègues.
Le lendemain, un soldat, « en état d’ébriété », a ouvert le feu sur des passagers d’une pirogue à moteur sur le lac Tanganyika, en territoire de Fizi (Sud-Kivu). Huit personnes ont été tuées et sept autres blessées, toutes des civils. Selon les autorités militaires locales, le militaire a été lynché par la population en colère et a succombé à ses blessures.
Reste à connaître les vrais mobiles ayant poussé ces éléments de l’armée à agir ainsi. Si pour le premier cas, le porte-parole de l’armée en Ituri a évoqué « un cas isolé », la société civile, elle, parle d’un phénomène de plus en plus récurrent et affiche ses préoccupations.
« Il y a de plus en plus de morts d’hommes où la main des FARDC se fait sentir. (…) C’est une désolation pour nous », a martelé le coordinateur de la société civile en Ituri, Dieudonné Losa
Mi-janvier 2020, la tuerie de 12 personnes par un militaire ivre, dans la province du Sud-Kivu, avait suscité également la colère de la population contre l’armée qui est censée la protéger contre les violences perpétrées par les groupes armés.
By OMA Newsletter N° 677 du 20/04/2022
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