Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) prévient, dans un nouveau rapport publié mardi, et dont le site d’information de l’ONU a fait écho dans un communiqué, que la restructuration de la dette ne peut pas attendre que les taux d’intérêt baissent ou qu’une récession mondiale s’installe.
D’après l’organe onusien, des dizaines de pays en développement ont besoin d’un allègement urgent de leur dette. Au total, 54 économies en développement représentant plus de la moitié des populations les plus pauvres du monde ont besoin de cet allègement en raison des crises mondiales en cascade. Ces économies «ne représentent guère plus de 3% de l’économie mondiale», précise-t-il.
«L’allègement de la dette ne serait qu’une petite pilule à avaler pour les pays riches, et le coût de l’inaction est terrible pour les populations les plus pauvres dans le monde. Nous ne pouvons pas nous permettre de répéter l’erreur qui consiste à fournir un allègement trop faible, trop tard, dans la gestion du fardeau de la dette des économies en développement», fait part l’Administrateur du PNUD, Achim Steiner.
L’organe de l’ONU insiste que le fait que les pays riches ont les ressources nécessaires pour mettre fin à la crise de la dette, qui s’est rapidement détériorée en partie à cause de leurs propres politiques intérieures. Ces politiques ont fait exploser les taux d’intérêt dans les économies en développement et fait fuir les investisseurs.
Pour le PNUD, rester dans l’inaction comporte des risques considérables, d’autant plus que les pays touchés sont parmi les plus vulnérables au changement climatique dans le monde. Le programme onusien précise que si ces pays n’ont pas accès à une restructuration efficace de leur dette, la pauvreté augmentera et les investissements désespérément nécessaires à l’adaptation au climat et à l’atténuation de ses effets ne se produiront pas.
Alors que les Assemblées annuelles de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international (FMI) se tiennent cette semaine (du 10 au 16 octobre) à Washington, le PNUD estime que, avec la présence des ministres des Finances du G20 qui se sont réunis juste avant les Assemblées, les conditions sont réunies pour que les créanciers et les débiteurs donnent le coup d’envoi des pourparlers de restructuration de la dette au titre du Cadre commun du G20, et évitent une crise de la dette des pays en développement qui pourrait autrement déboucher sur une crise du développement à long terme.
By OMA Newsletter N° 893 du 12/10/2022
Article publié sous la direction du Dr Najib Kettani
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